Les banques centrales et la politique peuvent-elles faire dérailler la reprise en cours ?

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23 septembre 2016

La reprise timide se poursuit, face à des risques croissants

Points clés

  • Un été étonnamment paisible en dépit du Brexit et la modeste reprise en cours ne devraient pas laisser la place à trop de complaisance.

  • L’action des banques centrales est scrutée par les marchés mais les attentes pourraient être trop élevées : alors que la Fed prépare un resserrement modeste, et la Banque du Japon une stabilisation de sa politique monétaire, nous nous attendons à une action modeste de la BCE en décembre. Les marchés pourraient bientôt mettre en doute le « nouveau normal » des banques centrales.

  • Les risques politiques reviennent progressivement sur le devant de la scène, avec notamment l’approche des élections présidentielles américaines. Un regain d'aversion au risque est possible, mais les marchés pourraient considérer l’élection de Donald Trump comme favorable au dollar car soutenant l'activité économique à court terme et stimulant la rentabilité des entreprises. Puis le referendum italien suivra mais trop tard pour que le sujet bancaire revienne en 2016.

  • Dans ce contexte, nous restons sous-pondérés sur les actions et neutres sur les taux. Nous gardons confiance dans le crédit, soutenu par la quête de rendement au niveau mondial et des facteurs techniques solides en Europe. Nous avons des inquiétudes au sujet de la volatilité à venir.